Your choice

Yes, you can

Longtemps j’ai cru que je devais subir et ne pas choisir.
Pourtant le libre arbitre appartient à tout le monde.
Sartre, dans son livre « L’existentialisme est-il un humanisme » explique parfaitement cela.

On ne naît pas en étant, on devient ce que l’on est.
Tout est dit. Avec. Sans
.

Autant dans ma vie professionnelle, j’ai tenté, joué et appliqué ce fameux libre arbitre.
Autant ma vie sentimentale est une succession de claques auxquelles je me relève sans cesse. Plus ou moins en bon état. Surtout en mauvais état.

Tout ce qui ne te tue pas, te rend plus fort.
Merci Nietzsche (ça n’empêche on dérouille)

Mes premiers « amours » n’en étaient pas réellement. J’étais tellement heureuse de me dire que je pouvais plaire, que je pouvais être désirée.
On fait semblant, on accepte, on découvre, on croit aimer. Puis finalement, on a peur, on subit la violence verbale, puis la violence physique.
On ne comprend pas, pourtant on essaye, mais ça ne vient pas. Alors on se reprend une claque, puis une deuxième, on saigne, on pleure des larmes de sang.
On se dit que ce n’est pas normal, même si on est pas comme les autres. Alors on dit STOP. Puis on revit difficilement mais on y arrive.
On va pas se laisser emmerder par du mâle alpha.

Soudain, on a le coeur qui bat fort, très fort. Des papillons dans le ventre, des étoiles dans les yeux. Mais le traumatisme de la dernière expérience est tellement lourd que l’on gâche tout. On y arrive pas. Je n’avais que 22 ans.
On loupe celui que l’on croit être le bon. Heureusement, quelques années plus tard, on se rend compte que ce n’était finalement pas l’élu et qu’au final on a bien fait d’attendre.

Alors on attend. C’est long. Trop long. L’amour ça va, ça vient. Et hop encore un qui semble aimer, qui semble m’aimer. On y va, on fonce car on a pas le choix (ou du moins on se persuade de ne pas l’avoir).
Et c’est à nouveau une nouvelle émotion que l’on découvre, le manque de respect. Putain que c’est compliqué d’être aimée.

« Je suis un boulet. Non tu ne l’es pas. Pourquoi moi? Parce que….c’est pas grave….t’es différente. C’est TOUT. »

Aujourd’hui, j’ai enfin compris ce qu’était le libre arbitre.
Aujourd’hui, je refuse cette autoroute que les moeurs m’obligent à prendre. Je continue sur les chemins de campagnes, il y a moins de panneaux de signalisation, c’est l’aventura.

On peut être heureux comme ça, tout simplement, et surtout en se laissant du temps pour trouver quelqu’un qui sera l’élu ou pas. Mais un homme qui sera là quand on ne sera pas bien, et aussi quand ça ira. Il écoutera, il fera rire, il répondra, il disposera et surtout il me respectera.

Aujourd’hui, je suis épanouie et je vais bien, car j’ai choisi.


Jane Doe  |  Lundi 17 janvier 2011  |  19:42  |  Main d'oeuvre
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