La grippe A/H1N1 pour les Nuls (Part I)
La Grippe A H1N1 en 10 leçons
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Grippe A/H1N1…sans jamais avoir osé le demander

1ère leçon : Les sources d’informations officielles
Pour aborder ce type de sujet, il parait opportun d’aller consulter les sites officiels tels que l’INVS, l’OMS ou les sites gouvernementaux, qui présentent un état précis de l’avancement des cas et de la situation en France et dans le monde et ne pas se limiter aux magazines gratuits distribués dans les lieux publics, qui sont sans nul doute reconnus pour être experts en virologie ou autres buzz
2ème leçon : La sémantique
Quelle différence entre pandémie et épidémie ?
Une épidémie concerne une maladie clairement localisée dans une zone. (en gros un petit peu de monde)
Une pandémie concerne une maladie qui touche l’ensemble de la planète au même moment. (en gros vraiment vraiment beaucoup de monde)
3ème leçon : Les symptômes
Les symptômes de la grippe A/H1N1 chez l’homme sont, dans la majeure partie des cas, les mêmes que ceux de la grippe saisonnière : fièvre, courbatures, toux et fatigue notamment.
La grippe H1N1 n’est donc pas plus dangereuse que la grippe saisonnière et les symptômes sont les mêmes à une exception près, à savoir la présence d’une forte toux.
Néanmoins, si le système immunitaire de l’individu est déjà affaibli par une autre maladie, alors dans ce cas, la grippe H1N1 peut s’avérer plus sévère, voire parfois mortelle. Ce constat peut également être établi avec d’autres maladies (ex le VIH).
La dangerosité du virus est ainsi principalement axée sur sa propagation.
4ème leçon : Propagation
La propagation trop rapide du H1N1 comparée à la grippe saisonnière peut déclencher un risque de mutation du virus. C’est pourquoi la période estivale s’est avérée critique car elle a favorisé les déplacements à l’étranger, notamment dans l’hémisphère Sud déjà soigné au Tamiflu, les personnes pouvant contracter un virus plus virulent à la souche initiale et rendant obsolète les médicaments originellement adéquats ou tout autre vaccin déjà existant. Force est de constater qu’à aujourd’hui, ce n’est pas le cas. L’été s’est bien déroulé, réjouissons-nous. Néanmoins, il est à noter que ce virus se propage plus vite lorsque les températures sont froides car cela permet de conserver le virus, d’où la recrudescence de cas actuels lié à la baisse des températures.
5ème leçon : Les seuils d’alerte
Il y a 7 niveaux allant crescendo. Le premier étant « Pas de virus » et le dernier (7), la fin de la pandémie
Au vu de ces éléments, l’OMS a légitiment déclaré le niveau 6, dans la mesure où la planète est entièrement touchée.
Les règles de l’OMS permettent à chaque pays d’estimer son propre niveau d’alerte, car même si la planète entière est touchée, le nombre de cas est variable d’un pays à l’autre.
Si la France ne l’a pas encore fait, c’est tout simplement que les cas ne sont pas suffisamment nombreux et/ou sévères pour déclencher le niveau 5B ou 6.
Point de situation (source INVS au 3 nov 2009)
| Au niveau international L’activité grippale reste en augmentation dans de nombreux pays de l’hémisphère Nord. Globalement, dans cet hémisphère, le virus A (H1N1) 2009 représente 74 % des syndromes grippaux et 82 % en Europe. La circulation virale est faible dans l’hémisphère Sud. Elle est essentiellement due au virus de la grippe pandémique. A ce jour, 39 cas de résistance à l’oseltamivir ont été notifiés dans le monde (source : OMS). |
| Depuis le début de l’épidémie en France |
| 22 décès attribués au virus grippal A (H1N1) 2009 en métropole dont 18 confirmés 27 décès attribués au virus grippal A (H1N1) 2009 dans les DOM-POM-COM (1 en Guyane, 1 en Martinique, 1 en Guadeloupe, 6 à la Réunion, 2 à Mayotte, 9 en Nouvelle-Calédonie et 7 en Polynésie française) |
À suivre….
11 novembre 2009 | 22:43
Grippe H1N1 : les traders de Wall Street seront vaccinés avant vous !
http://www.solidariteetprogres.org/article5994.html